mercredi 11 mars 2015

Les moutons -suite-



Après notre découverte émerveillée du Parc Naturel de Killarney, que vous pouvez (re)découvrir ici, nous nous sommes mis en route vers le Ring of Kerry.
Le Ring of Kerry, c’est le nom de la route qui fait le tour de la péninsule d’Iveragh, dans le comté du Kerry.
 
Emprunté à Travelsignposts.com

Il s’agit probablement de la route la plus touristique d’Irlande ; elle est considérée dans les guides comme la plus jolie route du pays, longeant la côte et ses falaises.

Le Ring of Kerry passe par Killarney, nous avons donc suivi la route en descendant plein sud.
Nous avons fait quelques arrêts par-ci, par-là, pour voir la mer de plus près, ou admirer les paysages, qui changent toutes les cinq minutes du tout au tout.




Au bout d’une ou deux heures à rouler lentement, l’étroitesse de la route ne laissant pas trop le choix, nous faisons une pause à Waterville, petit bourg déserté en ce samedi de mars.
On découvre une statue de Charlot sur la « croisette », et on ne résiste pas au selfie. Apparemment, Charlie Chaplin aimait ce petit coin d’Irlande et y venait régulièrement pour se reposer et s’adonner à la pêche. La mer est agitée et d’énorme rouleaux viennent se casser à nos pieds, alors que des nuages d’écume volètent autour de nous.



On va ensuite se réchauffer dans un pub, près de la cheminée, à coups de thé et chocolat chaud, puis on reprend la route pour finir le tour de la péninsule.


On arrive en fin d’après-midi à Dingle, ville sur la péninsule du même nom. Il s’agit de la péninsule la plus occidentale du pays, qui apparait régulièrement en tête des palmarès des lieux les plus beaux du monde. 
 
Emprunté à Weather-forecast.com
Ce qu’on en pense, nous ? Verdict dans le prochain article.

En attendant, nous nous installons dans notre B&B (on leur fait de la pub parce que nos hôtes étaient exceptionnels : Brownes B&B). On nous remet la liste des mets à choisir pour le petit-déjeuner du lendemain ; argh, il faut vraiment choisir ?


Ensuite, nous enfilons nos gilets fluos prêtés par nos hôtes et en route pour la ville dans la nuit noire. 

Sur la route, nous croisons quelques éléments de la faune locale.

Après une pinte de bière Dubh (prononcer « dove », ça veut dire noir, autrement dit il s’agissait d’une stout) dans un premier pub, nous allons nous installer dans un deuxième pub, pour manger cette fois-ci. Au programme : fish & chips, fish pie, apple cake et Irish coffee, le tout accompagné du classique duo guitare/accordéon de musique irlandaise. 
Pour les non-anglophones : "Le porridge du voisin a toujours meilleur goût". Un sage dicton.
Pour les non-anglophones : "Tout le monde a besoin de croire en quelque chose. Je crois... que je vais reprendre une bière".
 


L'estomac ainsi lesté, nous sommes rentrés au B&B pour reprendre des forces pour la suite du périple.

Suite au prochain épisode...



mardi 10 mars 2015

Où l'on va à la rencontre des moutons.




On s'est dit que le temps file et que justement il était plus que temps d'aller découvrir un peu l'Irlande, sa campagne, ses falaises, ses moutons, ses patates. Et puis on s’est dit qu’on avait l’excuse parfaite, à savoir un voyage de noce à découper en plein de petits week-ends par-ci par-là.

On a donc jeté notre dévolu sur l'Ouest du comté de Cork, le comté du Kerry (qui comme Cork est dans la province du Munster, si si). C'est un comté fort prisé des touristes. On s'est dit que justement, des touristes il n'y en a pas encore beaucoup en ce mois de mars tout frisquet et que c'est donc bien le moment d'y aller.
On a choisi, un peu au pif, d'aller voir Killarney et son parc naturel, le Ring of Kerry, embouteillage qui court sur une péninsule entière en pleine saison touristique, et Dingle, avec un retour par Glengariff.

Ca ressemble un peu à ça : 


On a loué une voiture et on est partis se balader.

Première étape : Killarney, ville de tourisme depuis 1850, avec un centre-ville cossu plein de grands hôtels et restaurants. Bon, heureusement qu'on n'a prévu de rester qu'une nuit ici, parce que ce n'est pas passionnant.

Le lendemain matin, après une nuit en B&B et un copieux Irish Breakfast, on s'est mis en route pour  le Parc Naturel deKillarney.
 
Ce parc accueille les plus hauts sommets d’Irlande (1000 mètres, tout de même), des bois et des lacs ainsi qu’une belle demeure cachée au cœur du parc, avec des jardins travaillés.
Le parc est la plus grande zone de forêt d’Irlande et est une réserve de biosphère de l’Unesco depuis 1982. La faune y est, parait-il, très riche, avec plein d’espèces aux noms exotiques – cerfs élaphes, campagnols roussâtres, pipit farlouse, grèbes, râles  - mais ils devaient se tenir au chaud dans les feuillages car nous n’avons rien vu. 

C’était un jour de grosse tempête, avec un ciel presque noir, de la brume, et tant qu’à faire de la pluie aussi, et cela a rendu notre visite du Parc complètement féérique. On n’aurait pas été loin de voir apparaître des petites fées au détour d’un rocher, ou de voir surgir du lac le cousin de Nessie.


 

On s’est promené autour du lac, près d’une cascade. 


On a vu quelques jonquilles, petite plaisanterie de la nature irlandaise qui essaie de nous faire croire que le printemps va bien finir par arriver.

On a croisé quelques autochtones perchés sur des talus ou jouant au Dahut sur les flancs de montagne, une église abandonnée – on se demande de toute façon d’où venaient les fidèles, puisqu’on n’a pas vu d’habitation sur des kilomètres de suite.



Puis on est arrivés à « Ladies’ View », la plus belle vue sur le parc. La vue a gagné son nom grâce à la reine Victoria qui, voyant la beauté du lieu,  permit à sa suite, ses ladies, de venir voir la vue avec elle. Trop aimable.
La vue est, en effet, à couper le souffle. On y voit les lacs, les montagnes, les plaines, et la flore variée. On y a imaginé plein de scénarii de films, allant du film de science-fiction au film historique en passant par le western. 

Et puis on a repris la route vers l’étape suivante, le Ring of Kerry.

Suite au prochain épisode...

jeudi 5 mars 2015

On boit quoi le 17 mars?


Plus de doutes possible : la Saint Patrick a empli les vitrines et les magasins, et ça annonce un 17 mars assez grandiose!

Pour preuve ces deux magnifiques T-Shirt découverts hier :

Pour vous donner une traduction rapide, ce dernier T-shirt raconte : "C'est l'histoire d'un irlandais qui sort d'un bar... Si, ça peut vraiment arriver!!"
On l'a compris, la Saint Patrick c'est beaucoup de choses (comme on l'a déjà vu ici, par exemple), mais on a bien l'impression que l'essentiel, c'est le breuvage dont on va remplir les verres au cours de cette journée.

Voici donc quelques fun-facts alcoolisés :

1. Aux U.S.A., le jour de la Saint Patrick, on boit de la bière colorée en vert.
Emprunté à Klinkdelivery.com

2. En Irlande, le jour de la Saint Patrick, on boit de la bière de couleur normale. A part dans quelques grands pubs touristiques de Dublin parait-il, jamais vous ne trouverez de la bière verte. Ne prenez même pas le risque d'en demander, vous pourriez être un peu malmenés par le barman et les clients autour de vous. Non mais. (Et puis ça donne pas vraiment envie, si?)

3. Le jour de la Saint Patrick, 1% de la consommation annuelle de bière est consommé. Voilà. En quelques heures seulement. Ceci dit certains commencent très tôt parait-il.

4. La Saint Patrick tombe toujours en plein Carême, ce qui dans un pays aussi catholique que l'Irlande est synonyme de sobriété. En raison de cette fête, l'interdiction de boire de l'alcool est levée pour la journée, ce qui expliquerait pour certains le fait que l'alcool soit devenu l'élément central de cette journée, un défouloir bienvenu dans cette période austère.

5. A la Saint Patrick, on ne boit pas seulement de la bière. N'oublions pas le bon whiskey local! Ce jour-là, il est coutumier de mettre dans le fond de son dernier verre de whiskey de la journée quelques trèfles porte-bonheur - on appelle ça "noyer le tréfle" (drowning the shamrock). On ignore le nombre de verres de whiskey requis avant ce dernier verre!
Emprunté à Pinterest
Par ailleurs, pour info, nous venons de dépasser la barre des 2000 vues depuis l'ouverture de ce blog il y a 4 mois. Ce n'est pas grand chose, mais ça nous fait plaisir de savoir que vous nous lisez! Merci! Et n'hésitez pas à nous laisser des petits commentaires, comme ça on saura qui exactement nous lit :)

lundi 2 mars 2015

Mortelle soirée à Cork

Nous avons bravé le froid, la tempête et la pluie hier soir pour aller découvrir le Triskel / Christchurch, une église, comme son nom l'indique, qui a été réhabilitée en centre culturel en 2011.

Dans ce centre culturel est installé un des rares cinémas de la ville. Nous avons profité du festival Twisted Celluloid, qui pour la troisième année célèbre le film d'horreur dans ce qu'il a de plus classique, pour aller voir un film tout à fait culte. Tout aussi culte que mauvais, en fait. Il s'agit de Plan 9 from Outer Space, film de Ed Wood, sorti en 1959, avec des acteurs mythiques tels que Bela Lugosi et Vampira.
Emprunté à fatgingers.wordpress.com

Pour vous donner une idée rapide de ce film, sachez qu'il mélange soucoupes volantes, extra-terrestres, technologie des années 50, morts-vivants, vampires, goules, suprématie américaine et machisme dans un pot-pourri assez décapant.
Le film est kitschissime, bourré de faux raccords, d'acteurs très mauvais, de décors très très très mal réalisés, de fils et micros qui se baladent partout ... Difficile de ne pas rire.
Le film a inspiré le Ed Wood de Tim Burton (avec Johnny Depp of course), que nous vous recommandons également! Mais voyez Plan 9 avant, vous en profiterez mieux.




Nous avons passé un très bon moment à regarder ce film avec nos bons pop-corn de chez Jack's, entourés d'irlandais qui sirotaient tranquillement leur bière. Oui, ça peut surprendre, mais ici, il est autorisé de venir au cinéma avez son verre de bière (agrémenté de quelques gouttes de whiskey, comme l'a fait notre voisine de derrière).

Le film et le lieu allaient parfaitement ensemble, l'ancienne église étant éclairée de rouge sombre...

Bref, nous avons passé une mortelle soirée à Cork.

vendredi 27 février 2015

Où l'on fait le plein de vitamines à l'irlandaise

C'est la fin de l'hiver, il fait gris, il fait moche, il pleut, on est fatigués, et à l'horizon, pas une seule lueur qui nous permettrait d'espérer que le printemps arrive prochainement.

Alors faute de pouvoir embarquer pour le soleil du Brésil ou autre, comme certain(e)s, on récupère les vitamines où l' on peut, en l'occurence aujourd'hui dans une recette bien irlando-britannique, j'ai nommé :

The Lemon Curd
(la crème prise au citron)

La Lemon Curd c'est bon sur du pain beurré (ce pain là, par exemple, si vous avez bien suivi!) , dans du yaourt, avec de la glace... Nous, c'est sur une panna cotta vanille qu'on va la déguster ce soir.

Pour réussir cette recette au mieux, on clique et on écoute The Lemon Song de Led Zeppelin , puis Lemon Tree de Fool's Garden.

On remonte les manches et c'est parti!

On prépare les 4 ingrédients :
-4 citrons
-4 oeufs
-200g de sucre (brun, de préférence)
-70g de beurre mou, doux ou salé, selon vos origines bretonnes, irlandaises, ou autre

(Si vous voulez en savoir plus sur le bon beurre irlandais, c'est ici)

On râpe le zeste d'un citron et on presse le jus des 4 citrons.
On met le sucre, les jus et le zeste dans un grand bol en verre ou en métal; on ajoute les oeufs et on bat tout ça allègrement.
On prépare un bain-marie : on met un fond d'eau dans une casserole plus petite que le bol et on porte à frémissement.
Quand ça frémit, on pose le bol sur la casserole. Ici, l'idée c'est que l'eau ne touche jamais le fond du bol pour que la cuisson soit douce - donc on laisse frémir gentiment, ça ne doit jamais bouillir.
Le mélange sucre/jus/oeufs va doucement épaissir. Ca peut prendre 15 à 20 minutes, mais pas d'inquiétude : il faut remuer au fouet de temps en temps pour que la cuisson soit uniforme mais ça permet aussi de faire la vaisselle, répondre à 1 ou 2 emails, changer la musique, répondre à un sms et boire un thé.

Quand le mélange a bien épaissi, on enlève le bol de la casserole. On laisse un peu refroidir, puis on ajoute le beurre mou au fouet pour bien l'incorporer.

Et voilà. C'est déjà fini.
On transfère dans des pots et quand tout est bien refroidi, on met tout ça au frigo.
La Lemon Curd se garde au frais une dizaine de jours.
La Lemon Curd se tranforme facilement en Orange Curd, Lime Curd ou Grapefruit Curd selon vos envies.



Bon appétit et bon week-end tout le monde!

mercredi 25 février 2015

J-20 avant la Saint Patrick!

Comme on vous le disait la semaine dernière ici même, la Saint Patrick approche à grands pas, dans 20 jours exactement.
On continue à voir fleurir en ville des signes annonciateurs de cette grand fête verte, par exemple ces élégants et chatoyants chapeaux.


Voici cette semaine encore quelques 'fun facts' pour potasser un peu le sujet , afin de pouvoir festoyer en toute connaissance de cause le 17 mars prochain.

1. Il ne faut pas le dire trop fort, mais Saint Patrick n'était pas irlandais! Il était britto-romain; il serait né en Angleterre et serait parti évangéliser l'Irlande à presque 50 ans.

2. Saint Patrick ne s'appelait pas vraiment Patrick; il portait le doux nom de Magonus Socatu, ou Maewyn Succat, selon les sources. Il aurait adopté Patrick en devenant évêque.

3. Si tout le monde sait que la Saint Patrick est uniformément verte, il faut savoir que la couleur de Saint Patrick était en fait un bleu assez clair et que très longtemps, le 17 mars a été fêté en bleu.

4. Alors  pourquoi le vert, me demanderez-vous?? Le vert a été adopté comme couleur officielle de la fête à la fin du 18ème siècle en signe de résistance aux oppresseurs britanniques, au moment des mouvements d'indépendance. Le vert aurait été choisi à la base en référence au vert du trèfle utilisé par Saint Patrick dans ses prêches pour illustrer la Trinité, et en référence aux célèbres paysages irlandais vert émeraude. Au 18ème siècle, porter du vert, ne serait-ce qu'un trèfle à sa boutonnière, était un acte de rébellion et était puni par la peine de mort par les britanniques.
Emprunté au blog thesteamerstrunk.blogspot.ie
5. Depuis 1962, la ville de Chicago, grande ville d'immigration irlandaise, teint le Lake Michigan en vert. Plus de 18 kilos (40 pounds) de colorant vert y sont déversés pour obtenir un vert émeraude uniforme. Que les amoureux de la planète se rassurent, il s'agit d'un colorant végétal "eco-friendly"qui colore le lac pendant 5 heures (et non plus une semaine entière, comme auparavant).
Emprunté à Choosechicago.com

Bonus : dans le folklore irlandais, porter du vert permettrait de se rendre invisible aux yeux des leprechauns, ces petits blagueurs, et les empêcheraient donc de vous pincer. Cela expliquerait pourquoi les gens ne portant pas de vert à la Saint Patrick prennent le risque de se faire pincer sans arrêt ce jour-là.

Nous voilà tous un peu plus instruits... en attendant la prochaine fournée de fun facts!

Bonne journée à tous!