mardi 26 mai 2015

Parenthèse bucolique (2)

Après la parenthèse bucolique n°1 du mois de décembre, voici la parenthèse bucolique n°2, moins humide, plus ensoleillée, capturée à l'occasion d'une balade le long du fleuve Lee, en plein centre-ville de Cork.

En musique d'accompagnement, on écoute ça, et on rajoute quelques cui-cui d'oiseaux pour la forme.










Ceci n'est pas une illusion d'optique... Ils nous ont suivi depuis Paris!!


Bonne semaine à tous!

mardi 19 mai 2015

Mais qu'est ce qui agite l'Irlande???

L'Irlande est un petit pays calme, et c'est rare que son actualité fasse les unes des médias internationaux. Pourtant, il se passe plein de choses ici, si si!

Voici donc un petit récapitulatif des deux grands débats qui déchainent les passions dans le pays depuis que nous sommes arrivés, en mode très très simplifié - on n'est pas là depuis suffisamment longtemps pour connaître toutes les subtilités des débats en question!

Le débat sur l'eau
Jusqu'à cette année, les particuliers irlandais ne payaient pas l'eau courante. Seuls les commerces et entreprises le faisaient. Ca nous parait surprenant, à nous, de ne rien payer, ne serait-ce que pour une question de pédagogie sur l'anti-gaspillage de ressources; Mais ici, dans un climat d'austérité, l'annonce de l'introduction de cette taxe supplémentaire a été la goutte d'eau qui a fait déborder les fleuves et le pays s'est soulevé.

Depuis que nous sommes arrivés en novembre, nous avons vu plusieurs manifestations à Cork, mais les plus importantes ont bien sûr eu lieu à Dublin - jusqu'à 130 000 personnes se sont rassemblées dans la capitle en décembre, autrement dit 4% de la population du pays! Quelques débordements ont eu lieu. Des militants anti "Irish water" (le nom de l'organisation qui s'occupe de la distribution de l'eau depuis 2013) ont démonté les compteurs fraîchement installés dans les quartiers, et certains installateurs ont même été agressés. De nombreux particuliers affichaient derrière leur fenêtre des affiches contre l'installation de compteurs dans leur quartier.

La taxe sur l'eau est maintenant devenue légale depuis quelques mois, nous attendons donc notre première facture, comme tout le monde. Ceci dit, la mobilisation ne faiblit pas, et chaque semaine des manifestations et meetings sont organisés. Un appel au boycott total du paiement des premières factures a été émis. Dernièrement, d'ailleurs, une manifestation à Cork proposait l'échange suivant : "Bring your bill, we bring the bin" - "Apportez votre facture, nous vous fournissons la poubelle".

De notre côté, en signant notre bail, nous nous sommes engagés auprès de notre propriétaire à payer notre facture... étonnant.
Il parait peu probable que le gouvernement fasse marche arrière sur cette affaire de l'Irish water, mais qui sait...
To be continued...

Le débat sur le mariage gay
Eh oui, on s'en dépatouille à peine les pieds en France qu'on retombe dedans en Irlande!
Contrairement à l'Irish water, on n'entend parler de ce débat que depuis le début de l'année. L'agitation devient de plus en plus palpable depuis un ou deux mois, et culmine cette semaine : en effet, ce vendredi 22 mai a lieu le référendum qui permet aux irlandais de décider si le "same-sex marriage" doit figurer dans la constitution de la République ou pas.

L'Irlande a beau être un pays très très religieux, le débat est bien différent ici de ce qu'on a pu avoir en France et bien qu'il donne lieu à des discussions animées, il ne déchaîne semble-t'il pas autant les foules. On a vu passer une ou deux manifestations, toutes en faveur du Oui... et c'est tout. Ca repose!

Le gouvernement y est évidemment favorable, en tant qu'instigateur de cette proposition, et tous les partis politiques figurant au Parlement y sont favorables aussi. En avril, un sondage indiquait que 72% des irlandais voteraient pour. 
Verdict vendredi, donc...
En tout cas, entre les banderoles décorant les rues, les affiches dans les magasins et les badges arborés par une foule de gens dans la rue, Cork a clairement choisi son camp!


samedi 16 mai 2015

Où l'on part prendre une dose de verdure

Le rythme effréné des visites se poursuit dans notre B&B privé! Les visiteurs n°22, 23, 24 et 25 sont là.
Aujourd'hui, profitant de la passion de l'un d'eux pour les chevaliers et les châteaux forts, et d'un temps relativement clément, nous sommes allés nous promener à Blarney.

Blarney, toute petite ville située à 15 minutes de bus de Cork, en pleine campagne, est connue pour son château du 13ème siècle, son parc fleuri et arboré de 24 hectares, et la fameuse Blarney Stone, pierre qui, si on l'embrasse, donne don d'éloquence.


Nous commençons par gravir les 100 marches de plus en plus irrégulières et étroites du vieux château. Il faut avoir la forme, ne pas chausser du 48 et ne pas avoir trop abusé des Fish & Chips pour se faufiler jusqu'au sommet.

La haut, on découvre la queue des gens venus du monde entier pour embrasser cette fameuse pierre d'éloquence. Plusieurs légendes existent quant à l'origine de cette pierre... Toujours est-il que malgré la position plus qu'acrobatique qu'il faut adopter pour l'embrasser, les visiteurs se pressent! Moyennant une pièce de deux euros, un gentil monsieur vous tient les jambes pendant que vous êtes pendus dans le vide pour vous approcher au plus près de cette pierre. C'est probablement plus drôle à observer qu'à faire!
Un gentil monsieur m'a permis de le photographier pendant sa performance acrobatique qui, à n'en pas douter, a transformé ses capacités de communication!!
Regardez là-haut, oui, tout là-haut, ces funambules qui se penchent en arrière pour obtenir le don d'éloquence!

On observe le panorama à 180 degrés, on reprend notre souffle, et on redescend!


On découvre aux pieds du château le "Poison Garden", jardin spécialisé dans les plantes dangereuses et toxiques. Voilà qui change des classiques roseraies. Certaines plantes particulièrement prisées sont en cage, comme l'opium et le cannabis, pour éviter toute tentation.
"Ne toucher, sentir ou manger aucune des plantes!"
 Au menu, entre autres :
La mythique Mandragore!

La Belladone

Le Pavot à opium

Et la Rhubarbe, dont on sait que les feuilles sont toxiques!
On se balade dans le gigantesque parc, entourés de plantes peu toxiques, celles-là, mais sacrément odorantes - jugez par vous-mêmes ces étendues d'ail sauvage (ou ail des ours? la précision est bienvenue!), dont le doux parfum nous a accompagné tout du long.
Après cette belle balade, nous sortons du parc en croisant encore de belles plantes et de belles perspectives.

Puis en route pour le "Woollen Mills", la boutique de souvenirs irlandais la plus grande au monde. Ca vaut le détour, même si l'abondance de gadgets, lainages, verreries etc... donne un peu le tournis.
Quelques peluches d'autochtones en laine vierge nous suivaient du regard...

Bref, on a passé un bon moment à Blarney!


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Pendant ce temp, vers l'Est...
Clover vous envoie des bises de Shanghai!


mardi 21 avril 2015

Où l'on se fait sonner les cloches

Depuis notre dégustation de Peanut Butter & Chocolate Chip Cookies, trois semaines ont passé et le printemps est enfin arrivé, brutalement, avec ce qui est vécu ici comme une quasi-canicule. On n'a pas encore dépassé les 20°C que les Corkiens sont déjà en tongs, bermudas et robes d'été, à siroter de fraîches bulles houblonnées en terrasse.

Visiteurs 10 et 11 sont venus profiter de ces premiers rayons de soleil et sont repartis.

Clover a abandonné les béquilles et gambade allègrement. On a d'ailleurs profité de quelques jours sans visiteurs pour aller jusqu'à l'Opéra de Cork pour s'instruire un peu avec la Traviata. Ca nous a bien sûr ébahi.

Visiteurs 12, 13, 14, 15 et 16 (si si) sont arrivés en force pour profiter aussi du soleil irlandais. Guinness a profité de la présence de ces petites et grandes personnes pour aller visiter avec eux la tour de Shandon, à une dizaine de minutes à pieds de la maison.

Shandon est un des vieux quartiers de Cork, en haut d'une colline - à côté du fameux Musée du Beurre et de l'ancienne Bourse au Beurre (je pense que vous avez maintenant bien compris que nous sommes dans le fief du beurre, depuis le temps...)

Au centre de ce vieux quartier, une église (what else?!), anglicane et datant du début du 18ème siècle, dont la tour est célèbre : pour les Corkiens, car c'est le symbole de la ville, mais aussi pour les touristes, car on peut y monter pour y sonner les cloches et admirer la ville du haut de ses 36 mètres.
Image empruntée à Wikipedia.com
Au premier étage, on découvre donc 8 cordes reliées aux 8 cloches installées deux étages au dessus. Ces cordes sont numérotées, ce qui permet de jouer des mélodies présentées sur des "partitions" à côté. Amazing Grace, Happy Birthday, Frêre Jacques, Fernando de Abba, ... Le choix est varié.
Chacune des petites personnes (Guinness incluse) a joyeusement tiré sur les cordes, créant une musique bien sonore, qu'on a dû entendre jusqu'au centre-ville.

On se coiffe ensuite de casques anti-bruit histoire de protéger nos tympans de la douce musique jouée par les visiteurs suivants, et on monte.

On découvre le mécanisme des quatre énormes horloges installées sur les quatre côtés de la tour. Elles sont connues sous le doux nom de "Four faced liar" - le menteur à quatre faces - car le vent peut faire bouger les aiguilles et créer la confusion en indiquant quatre horaires différents.

Ensuite, à l'étage supérieur, place aux cloches, qui font jusqu'à 1,5 tonnes. On peut les observer vibrer, c'est très impressionnant.

Dernière étape de la visite : pour atteindre le haut de la tour, on escalade, on se contorsionne et on passe par dessus des poutres suspendues dans le vide... Ah oui, avait-on précisé qu'il faut être assez athlétique pour cette visite?
La  vue vaut toute l'escalade faite jusque là!
La Bourse au Beurre
 

La géante brasserie Heineken, qui parfume le quartier
En redescendant, on fait un saut dans l'église pour voir à quoi elle ressemble... Eh bien c'est simple, elle ne ressemble à aucune autre! Rainbow flags à plusieurs endroits et manifestes d'accueil et d'ouverture affichés en grand à l'entrée, table de coloriage et bibliothèque pour les enfants qui s'ennuient pendant la messe, du jamais vu!
Bref, cette Shandon Tower est pleine de surprises et vaut le détour!

mercredi 1 avril 2015

Pirouette, Cacahuète

A Cork, le printemps ne se fait pas encore sentir. On a bien tenté d'abandonner les manteaux d'hiver, mais on les a ressortis le lendemain. Le soleil fait de timides apparitions tièdes, on a nettoyé le balcon, mais on attend.

On attend aussi les prochains visiteurs, qui arrivent dès lundi. Ce sont les visiteurs n°10 et 11 déjà!, qui vont inaugurer une grosse vague d'arrivées et départs qui ne se terminera que fin juin.

On attend que la cheville de Clover se remette - pour ceux qui n'ont pas suivi ce grand moment, Clover a en effet fait une pirouette dans les douches de la salle de sport de la Pomme et nous a ainsi permis de visiter les urgences locales, une belle expérience sociologique. On attend donc qu'il puisse à nouveau gambader comme un cabri dans les rues de Cork.

Bref, on attend. On attend plein de choses.

Alors en attendant, on s'occupe en pâtissant, encore et toujours.
Cette semaine, pour remplir les estomacs pas tous petits des collègues de Clover, voici encore une recette bien anglo-saxonne, j'ai nommé les

Peanut Butter and Chocolate Chip Cookies
(Cookies au Beurre de Cacahuète et Pépites de Chocolat)
(Miam)
(Guinness a une passion pour la cacahuète mais peu de gens peuvent encore ignorer ce fait)

Pour faire ces cookies, on écoute du 16 Horsepower, et on met cet album ou cet autre album, au choix.
Il faut les ingrédients suivants :

-50g de beurre doux pommade
-120g de cassonnade
-4 cuillères à soupe de peanut butter non sucré de préférence (environ 120g)
-1 oeuf
-140g de farine
-1 cuillère à café de levure chimique
-50 g de pépites de chocolat

Ajustements : si votre peanut butter contient du sucre, baissez la cassonnade à 70g; si votre peanut butter ne contient pas de morceaux de cacahuètes ("crunchy peanut butter"), incluez dans les 50g de pépites de chocolat environ 15g de cacahuètes hachées.

Allez, c'est parti.
On pèse le sucre et le beurre ensemble.

On travaille les deux ingrédients à la spatule, jusqu'à ce que le mélange soit homogène.

On ajoute le peanut butter, on mélange.

On ajoute l'oeuf, on mélange.
On ajoute la farine et la levure chimique, et on mélange - c'est pas évident, alors on est autorisé à y mettre une main.

On prépare les petits ajouts fondants et croustillants - ici pépites de chocolat noir, chocolat noir haché et cacahuètes hachées.

On mélange, et voilà le résultat :

On roule la pâte en boudin dans du film et on laisse reposer au frigo pendant au moins 2 heures.
(Information capitale : cette pâte se congèle très bien telle quelle, en boudin).

Quand on est prêts à cuire les cookies, on préchauffe le four à 160°C.
On découpe les boudins de pâte en tranches d'environ 1 centimètre d'épaisseur, qu'on dispose sur du papier sulfurisé, ou un tapis de cuisson en silicone, posé sur une plaque.
Quand le four est chaud, on enfourne pour une dizaine de minutes.

Les cookies sont cuits quand les bords commencent à dorer gentiment. On les mets à refroidir sur une grille.

Et voilà!


Bon appétit tout le monde!