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dimanche 26 mars 2017

Y'a quoi en dessert?

Bon. Il est flagrant qu'on ne parle pas assez desserts et pâtisseries sur ce blog, et je m'en vais réparer cette lacune de ce pas. J'ose espérer que personne n'y trouvera à redire et que peut-être ça vous ouvrira même l'appétit.

Depuis qu'on est arrivés il y a un an, on a pu explorer les lieux gourmands de notre côté de la baie et vers San Francisco. Beaucoup de choix divers et variés à San Francisco évidemment; vers chez nous, c'est plus clairsemé, et de qualité très variable.

La Pâtisserie américaine se vend surtout dans les grandes surfaces. Attention les yeux et les papilles : c'est ultra coloré, ultra sucré, ultra gras! Estomacs sensibles, s'abstenir.

Bon appétit bien sûr.
On a découvert malgré tout aussi une chaine de boutiques qui fait des gâteaux de style américain, moins agressifs au niveau de la crème au beurre et des colorants, Susie Cake. Et en plus, c'est pas mauvais.


N'oublions pas... Psycho Donuts! Adeptes du sans sucre et sans friture, passez votre chemin. Il s'agit là d'une chaine de boutiques vendant des donuts tout ce qu'il y a de plus décadents, avec des décorations et des noms complètement fous. Pour le moment nous nous en tenons aux donuts assez basiques. Mais un jour nous essaierons ceux aux peanut butter, banane et bacon. On vous racontera si on en réchappe. En tout cas, on a notre carte de fidélité chez eux, et notre préférence va aux donuts style beignets, garnis de crème vanille, chocolat ou citron. Petits joueurs, donc, mais joueurs réguliers. On assume.





Outre la pâtisserie américaine, qu'on est loin d'avoir fini d'explorer, il y a les douceurs asiatiques, qui restent un terrain encore assez inconnu pour nous. Il y a plein de boutiques de standing différents qu'il faudra aller voir.

On trouve aussi des micro-chocolateries dans la région. Malheureusement, tout est un peu trop sucré encore une fois, et l'utilisation lourde de colorant n'ouvre pas vraiment l'appétit.



Enfin, il faut dire que la Boulangerie et Pâtisserie française (ou d'imitation) domine, avec du très haut de gamme qui n'a rien à envier aux boutiques de luxe parisiennes. Il y a aussi bien sûr du plus discutable, surtout pour nos palais difficiles. On pense à certaines chaines qui sont considérées comme assez chic ici, et qui nous font plus penser à 'Paul' : pas fantastique, mais supportable.
Beaucoup de boutiques sont tenues par des français, mais il y a des boutiques aussi 100% américaines qui donnent dans le style français, que ce soit par ici ou à SF. L'important est d'avoir des sonorités françaises... voire même une belle devanture bien dépaysante ou un menu à l'ancienne.




Partout, des croissants et 'croissants au chocolat'.

(oui. c'est le prix d'un croissant en dollars. on pleure.)


Parmi ceux-ci, le pain au chocolat de chez Arsicault. (soupir) Le meilleur pain au chocolat que j'ai mangé depuis longtemps. Voire, le meilleur pain au chocolat que j'ai mangé. Point barre. Voici.



Beaucoup de viennoiseries, donc.
Aussi, beaucoup de macarons.

Mais la véritable surprise, c'est l'omniprésence du vénérable Kouign Amann breton! La plupart des boutiques en proposent, et certains sont d'ailleurs tout à fait sympathiques.
Contrairement aux Kouign Amann en Bretagne, les versions trouvées ici sont toujours individuelles et souvent garnie d'une préparation plus ou moins sacrilège : pomme (ok), caramel (ok), chocolat, praliné (not ok!!!), fruits de la Passion (NOT OK!!!!) Passons. Heureusement, on en trouve aussi des nature.


Face à tant de choix, nous nous devons de trouver le meilleur. Nous avons commencé les tests et dégustations, mais il va falloir continuer. C'est un travail de longue haleine mais on prendra sur nous et on vous dira.



Petit clin d'oeil à une gourmande de France qui a mangé son (presque) premier Kouign Amann en Californie.  
Bref, la Baie de San Francisco ne manque pas de douceur, comme vous pouvez le voir. Et nous n'en sommes qu'au début de nos explorations.

Bonne semaine à tous!

mardi 14 juin 2016

Où l'on s'adapte aux mets locaux

...ou presque locaux. Pour satisfaire vos éventuelles tendances pointilleuses, précisons que ce que nous préparons aujourd'hui, c'est une spécialité new-yorkaise et non californienne, et que même, si on pousse le pointilleusisme jusqu'au bout, c'est une spécialité d'Europe de l'Est... mais passons.

Le sujet du jour, c'est
The Bagel

On a découvert, peu après notre arrivée à Cupertino, les délicieux Noah's Bagels. Moelleux, fermes mais pas trop, sublimés par leur 'cream cheese' fouetté... Miam.

La température extérieure étant ici tout à fait idéale pour faire du pain, Groovy s'est attelée à la confection de ces petits pains en forme d'anneau et en a testé pour vous les subtilités. C'est un peu long à faire, mais pas difficile, et quel délice!!

Emprunté à allposters.com

Pour 8 bagels, il faut :

15 g de levure fraîche (ou 7 g de levure déshydratée)
15 g de sucre
290 ml d'eau tiède
520 g de farine à pain
7 g de sel
30 g de beurre fondu

Allez, on retrousse ses manches et on y va.

Mélanger dans un bol l'eau tiède, la levure et le sucre.
Dans un grand saladier (ou le bol d'un Kitchenaid, si on a la méga chance d'en avoir un), mélanger la farine et le sel.
Verser le mélange eau/levure/sucre par-dessous dessus, puis le beurre fondu, et mélanger puis pétrir avec énergie (ça vous fera de beaux bras fuselés pour la plage cet été.) La pâte doit devenir bien élastique et ne plus coller aux mains.
Mettre la pâte dans un bol, couvrir avec un torchon et laisser lever 1 à 2 heures, ça dépendra de la température chez vous - la pâte à peu près doubler de volume.

Pendant ce temps d'oisiveté, vous pourrez découvrir la tendance du Bagel à Brooklyn en ce moment : le fort appétissant "rainbow bagel" (bagel arc-en-ciel) que cette gentille dame souriante va vous expliquer.


Miam miam.

On revient à nos bagels normaux.

La pâte a levé.
Rabattez la pâte : écrasez-la pour évacuer le gaz qui s'est formé. Laisser reposer 10 minutes.



Détailler la pâte en 8 morceaux. Les façonner en boules en les écrasant sur le plan de travail.



Maintenant, on façonne les bagels. Pour cela, deux techniques :
-on "fait un trou" avec son pouce fariné et on élargit
-on forme un boudin avec la boule de pâte et on referme ce boudin en cercle.

Technique 1 devant, technique 2 sur la plaque.
Groovy préfère la seconde méthode, plus efficace pour faire de beaux bagels bien ronds.

On dispose les bagels sur une plaque, si possible sur un tapis de cuisson en silicone, on recouvre les bagels avec un torchon et on laisse reposer une vingtaine de minutes.



On attaque maintenant la double cuisson, qui donne aux bagels cette texture bien sympathique.
Préchauffer le four à 240 degrés.
Porter une marmite d'eau à ébullition avec 15 g de sucre cassonade.

Pocher les bagels deux par deux, selon la largeur de la marmite : on place délicatement les bagels dans l'eau frémissante avec une écumoire. On poche les bagels 30 secondes sur chaque face, puis on les retire avec l'écumoire et on les place sur un torchon pour égoutter.





Avant qu'ils ne sèchent, recouvrir un côté des bagels de graines (nous on aime le sésame).



Replacer les bagels sur le tapis de cuisson en silicone, sur la plaque.

Placer dans le four préchauffé. Baisser la température à 220 degrés. Cuire une vingtaine de minutes, ou jusqu'à ce que la coloration de la surface vous plaise.

Mettre à refroidir sur une grille.


Ensuite, vous connaissez le principe : on coupe en deux, on tartine allègrement de cream cheese, et on rajoute les garnitures qu'on veut - concombre, avocat, oignon rouge, pickles, jambon, saumon, chèvre ou bleu, tomate, des herbes, ... bref, ce que vous avez sous la main.



Et voilà. C'est aussi simple que ça... Un peu long, mais pas compliqué.
Allez, lancez-vous! Ca vaut les crampes aux bras du lendemain.

Bon app'!

dimanche 22 mai 2016

Où l'on rigole un peu...

Aujourd'hui il fait gris et froid (13 degrés c'est FROID), la pollution chinoise a traversé le Pacifique dans la gorge de Crispy, et on entend des choses moches sur les actualités du petit hexagone et de la vieille Europe en général. Il faut donc absolument rigoler un peu et se détendre pour garder la banane.

Voici donc quelques petites choses observées dans le coin dernièrement, depuis cet article où on découvrait notre quartier.

La Real junk food locale qui se fait passer pour une nourriture qui donne le sourire...
Ca vous rendrait Happy, vous, de manger un sandwich aux pâtes???
Le vin dans les supermarchés, où triomphe le marketing cool et jeune...




La préférée de Groovy, of course!

Les terrains vagues de la Silicon Valley... on n'y trouve pas n'importe quoi.


Le patriotisme botanique!

Bon, on découvre aussi des jolies idées dans le coin... dont cette Little Free Library, bibliothèque 'sauvage' et internationale.

(On m'a depuis dit dans l'oreillette qu'on trouve ces Little Free Libraries un peu partout en région parisienne et en Europe en général. Pour en acheter une ou en construire une et la planter une devant chez vous : https://littlefreelibrary.org )


On découvre aussi que les voisins se sont lancés dans un concours de décoration de boîte aux lettres.



Voilà pour le petit pot pourri de ces derniers jours.

Alors comme ici il n'est que 10h du matin et qu'on a encore une journée entière pour trainasser, on met de la douce musique dans nos oreilles (on carbure à ça depuis qu'on est tombé là-dessus il y a quelques semaines), on se prend un grand café, et on profite.
Et dans quelques jours le soleil reviendra.

Bon dimanche tout le monde!

Ca c'est notre balcon. Au fond, les montagnes.

dimanche 15 mai 2016

Een beetje de Hollande dans la Vallée

Crispy s'étant perdu depuis quelques jours entre les gratte-ciel de Shanghai, Groovy et le Leprechaun sont partis faire une balade en tête à tête dans le Sud de San Jose cet après-midi avec pour mission de découvrir l'enclave néerlando-indonésienne de la Bay.



C'est avec un enthousiasme non dissimulé que nous sommes arrivés à Ori-Deli, petite boutique qui de l'extérieur ne paie pas de mine.



De l'intérieur non plus, à vrai dire. Un bazar pas possible. Mais un bazar du genre épicerie d'Ali Baba, avec quelques babioles kitsch dignes des boutiques de souvenirs d'Amsterdam...


... mais surtout une foultitude de produits en provenance d'Indonésie et des Pays-Bas, tout plein de choses dont on n'aurait jamais osé rêver ici.

Les photos qui suivent n'intéresseront probablement que quelques connaisseurs... mais ceux-ci comprendront notre EXCITEMENT!





Il y a même de quoi préparer la prochaine Sinterklaas... à moins que ce ne soient des restes de la dernière? Hmmm...


Il y a aussi de quoi préparer un sympathique rijstaffel, et quelques décorations pour aller avec.



Ori-Deli fait aussi des repas à emporter... Ce sera pour la prochaine fois! Cette fois-ci, on a pris des Hagelslag au chocolat noir. Un classique. On le gardera pour les tartines du dimanche, avec du bon pain fait-maison!


Pour les quelques courageux qui ont tout regardé jusqu'ici, une petite chanson, en ces temps d'Eurovision - cuvée 1959. Appréciez la douceur de cette langue. C'est pas Crispy qui nous contredira... si?


samedi 5 mars 2016

Hôtel California (ou presque)

Ca y est, guys, nous y sommes en Californie!


Le départ de Cork aura été rapide - une dizaine de jours seulement pour tout organiser. Nous avons tout de même eu le temps pour un dernier Fish n Chips / bière au Gallaghers, ouf.

Le voyage aura duré 30 heures... au lieu de 15. Et tout ça à cause d'un malheureux petit centimètre de neige au départ à Cork qui a bousculé tout notre itinéraire. Une dernière blague des Leprechauns, sans aucun doute!

Nous sommes passés d'un Cork-Londres-San Francisco confortable à un enchainement improbable de changements de vols, d'escales, de vols ratés, d'ordinateurs qui plantaient, de personnel au sol qui partait en pause en jetant (oui, en JETANT!) nos documents à la poubelle, de son collègue qui nous engueule car il doit fouiller ladite poubelle (ben oui), d'une autre collègue seule à son comptoir, le bras dans le plâtre, incapable de bouger et d'écrire, de bagages mis sur les mauvais carrousels, d'un nombre incalculable de passages à la sécurité avec le challenge du landau à démonter rapidement, de fouille quasi-complète pour C., de voiture de location qui avait fini par nous oublier... pour finir par apprendre à notre arrivée à SF à 1h du matin que notre appartement n'était pas accessible car la clé avait été perdue...

Une pause repas bien tardive s'est alors imposée, nos estomacs s'étant tout d'un coup rappelé qu'ils n'avaient pas été contentés depuis une dizaine d'heures. On aurait voulu faire mieux pour notre premier repas sur le sol californien, mais en pleine nuit on ne fait pas de chichi sur ce qu'on trouve.

Et puis on a repris notre énorme tank de location  (un Chrysler Town and Country 2015, pour les connaisseurs et les curieux) et on a atterri à l'hôtel pour quelques heures de sommeil.

Le lendemain on a donc pu poser nos nombreuses valises dans notre appartement temporaire. Enfin.

Ca fait maintenant une semaine que nous sommes installés à Cupertino.
C. a attaqué le travail dès lundi matin, sur les chapeaux de roues, devant son standing desk. Ceux qui se demandent ce que c'est demanderont à leur ami Google. Aussi, à la cantine, il croise Tim C. La classe.
G. et le Leprechaun essaient d'accorder leur décalage horaire, sans trop de succès, et découvrent les environs à pieds pour le moment.
Les premiers jours nous ont permis de faire un stock de luminosité bienvenue, mais maintenant... il pleut. Alors comme la Californie souffre de sécheresse, on ne va pas trop râler. Et puis ça nous rappelle Cork!

Difficile de donner une idée de Cupertino après si peu de temps sur place. Disons qu'Apple est omniprésent : outre le 1 Infinite Loop, bâtiment central gigantesque, la ville est pleine d'autres bâtiments. D'ailleurs, C. fait des sauts de puce de l'un à l'autre en vélo "pomme" selon les impératifs du jour.

Les grandes avenues ne sont pas très belles, immenses et larges, entourées de bâtiments aseptisés, mais très arborées. Et quand on s'écarte, on découvre des zones résidentielles en pleine verdure avec des maisons magnifiques.
Nous, nous sommes dans un "community apartment", une petite résidence de 400 appartements avec piscine et salle de sport. Notre bâtiment ressemble à ça :


Il y a des parcs partout, ce qui est très agréable, et où qu'on regarde, à l'horizon on aperçoit les montagnes de Santa Cruz.

Le traffic est dense, mais sur les trottoirs et dans les rues on ne croise pas grand monde... Il semblerait qu'ici les gens aient oublié de faire usage de leurs jambes. Ceci dit, au moins il y a des trottoirs, ce qui n'est pas le cas partout!

Les supermarchés, aaaah... Il y aura probablement de quoi remplir plusieurs billets! Mais si le rayon pâtisserie n'est pas particulièrement appétissant, au moins, le rayon peanut butter est du goût de G.



C'est le week-end, nous allons pouvoir partir explorer un peu plus la région si la pluie cesse...
Nous avons une liste de choses à voir, avec San Francisco en tête évidemment. Ce n'est que le tout début de notre aventure américaine, on en a des choses à découvrir!
On vous racontera tout ça.
Stay tuned...